Pour vérifier gratuitement la solvabilité d'une entreprise, trois réflexes : consulter ses comptes publiés sur Pappers ou Infogreffe, vérifier l'absence de procédure collective sur le Bodacc, puis compléter par un score gratuit type Manageo. Quelques ratios simples affinent ensuite la lecture.
Qu'est-ce que la solvabilité d'une entreprise ?
La solvabilité est la capacité d'une entreprise à payer l'ensemble de ses dettes, à court comme à long terme, avec ses actifs. Elle se distingue de la liquidité, qui mesure la capacité à régler les échéances immédiates avec la trésorerie disponible. Une entreprise peut être liquide sans être solvable : elle paie ses factures du mois alors que son passif dépasse ses actifs. L'inverse existe aussi : un patrimoine solide mais une caisse vide. Les créanciers regardent les deux, la solvabilité pour le risque de défaillance à terme, la liquidité pour le risque d'impayé immédiat.
Pourquoi vérifier la solvabilité d’une entreprise ?
Que vous soyez banquier, fournisseur ou partenaire commercial, évaluer la capacité d’une entreprise à faire face à ses engagements est essentiel. La solvabilité donne une indication claire sur le risque de défaillance.

Vérifier gratuitement : la méthode en 4 étapes
Il existe plusieurs outils gratuits pour obtenir de premiers indicateurs :
- Les bilans et comptes de résultats disponibles sur des plateformes publiques comme Pappers ou Infogreffe.
- Le score de solvabilité proposé par certaines solutions freemium (Manageo, Creditsafe...).
- La consultation des encours URSSAF ou des procédures collectives sur Bodacc.
- Croisez avec les signaux terrain : délais de paiement qui s'allongent, commandes réduites, interlocuteurs qui changent souvent. Ces signaux ne remplacent pas les comptes, ils alertent plus tôt.

Les indicateurs clés à suivre
Même sans être analyste financier, quelques ratios sont facilement interprétables :
- Ratio d’endettement (dettes/capitaux propres).
- Trésorerie nette.
- Évolution du chiffre d’affaires sur 3 ans.
| Ration | Formule | Lecture |
|---|---|---|
| Endettement | Dettes / capitaux propres | Vigilance au-delà de 2 |
| Trésorerie nette | Disponibilités - dettes financières court terme | Attendue positive |
| Chiffre d'affaires | Évolution sur 3 exercices | Une baisse continue interroge |
Et le stock dans tout ça ?
Le stock, s’il est bien valorisé et suivi, peut renforcer la solidité d’un bilan. C’est précisément sur cette base qu’Auxiga donne aux banques l’opportunité de sécuriser un financement. Un stock maîtrisé est un excellent indicateur de rigueur de gestion !
Ce qu'il faut retenir
Vérifier la solvabilité ne nécessite pas toujours l’accès et la maîtrise d’outils complexes ou payants. Une lecture attentive des documents publics, combinée à une bonne compréhension du fonctionnement de l’entreprise, offre déjà une vision pertinente du risque.
Questions fréquentes
C'est quoi la solvabilité d'une entreprise ?
C'est sa capacité à régler l'ensemble de ses dettes avec ses actifs. Un créancier la vérifie avant d'accorder un crédit ou un délai de paiement.
Quelle différence entre solvabilité et liquidité ?
La liquidité mesure la capacité à payer les échéances immédiates, la solvabilité la capacité à honorer toutes les dettes à terme. Une entreprise peut être l'une sans l'autre.
Comment vérifier la santé d'une entreprise ?
Consultez ses comptes publiés, le Bodacc pour les procédures collectives et calculez deux ou trois ratios simples : endettement, trésorerie nette, évolution du chiffre d'affaires.
Qu'est-ce que le score de solvabilité ?
C'est une note attribuée à l'entreprise par des organismes spécialisés (Creditsafe, Manageo, ou la cotation Banque de France) à partir de ses comptes et de ses incidents de paiement. Le score donne une lecture rapide ; les comptes détaillés restent la référence.
À propos d'Auxiga
En France, l’entreprise a déployé des équipes d’experts en régions qui interviennent sur la garantie sur stocks et le contrôle d’actifs, ou « floor check » (stocks, garanties, normes…), grâce à une solution numérique d’audit unique, Smart.